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Edition n° 16: Où exactement en Chine vos poupées et vos jouets sont-ils fabriqués ?  
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Newsletter des Droits de l’Homme et du Falun Gong, édition n°16

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Par Shizhong Chen

Le commerce africain d'esclaves, les camps de concentration d’Hitler et les goulags soviétiques, l’association de ces pratiques inhumaines ne peuvent donner une idée de ce qu’est le sinistre système de laogai - « l’éducation et de la rééducation par le travail forcé » - inventé par le régime communiste chinois.

Ce système pervers est de loin l’instrument le plus utilisé dans la persécution du Falun Gong par le gouvernement de la République populaire de Chine (RPC).

De nombreux pratiquants de Falun Gong ont révélé la cruauté du système des laogai chinois qui avaient été précédemment décrits par des évadés. Des centaines de milliers de pratiquants de Falun Gong ont été incarcérés dans ces camps de travaux forcés et dans les centres de détention depuis le début de sa persécution organisée par le gouvernement chinois. Au péril de leur vie, ces pratiquants continuent d’envoyer à travers la Chine des informations récentes sur les tortures, les tueries, et l'exploitation des prisonniers. Les rapports souillés par les larmes et le sang accentuent la réalité des « faits » que nous connaissons déjà quant au système des laogai chinois, le plus cruel des systèmes allant à l’encontre de l’humanité.

Le système des laogai est une machine génocidaire. La majorité des milliers de décès des pratiquants de Falun Gong se sont produits dans les camps de travaux forcés.

Le système des laogai est une machine de torture. Les gardes du camp de travaux forcés de Masanjia, par exemple, crient ouvertement aux pratiquants de Falun Gong : « Ici c'est un enfer vivant ! »

Les ordres du gouvernement central stipulent qu’« aucune mesure n'est trop excessive contre le Falun Gong ». Les différents types de tortures employées dans les camps de travaux forcés et des centres de détention sont limités seulement par l’imagination des esprits pervers, et la quantité de douleur infligée n’est limitée que par la mort de la victime.

Le système de laogai est une machine du fascisme corporatiste. Sans tenir compte de la nature et des capacités des hommes, les prisonniers traités comme des esclaves sont poussés jusqu’à leurs limites, traités comme des objets. Après leur avoir soutiré le maximum de leur capacité par le travail, ils sont jetés, morts, ou à demi-morts, et remplacés par de nouveaux arrivants. Les conditions de vie dans le système laogai sont absolument terrifiantes, car quelle que soit l’amélioration de la condition physique des prisonniers, elle sera exploitée pour faire du profit.

Malheureusement, des entreprises et des sociétés occidentales ont une part de responsabilité dans le maintien du système des laogai. Légalement, elles ne peuvent pas importer de produits issus du travail obligatoire. En réalité, rien ne peut prouver que le travail à été réalisé dans des camps de travaux forcés. Et, dans certains cas, même si les conditions de fabrication des produits sont mentionnées, les sociétés occidentales impliquées font leur possible pour dissimuler leur participation afin de ne pas ternir leur image.

Dans cette lettre d’information, nous dévoilons la façon dont certains de ces produits sont réalisés par des pratiquants de Falun Gong dans les camps de travaux forcés chinois. C’est grâce au courage des pratiquants de Falun Gong que l’existence de ce système moderne d’esclavage à grande échelle en Chine a été dévoilée. Il a fallu la guerre civile pour mettre fin à l’esclavage aux Etats-Unis, la deuxième guerre mondiale pour que ferment les camps de concentration d’Hitler et la guerre froide pour supprimer les goulags soviétiques. Personne ne sait ce que coûtera à l'humanité la suppression du système des laogai ; cependant, l'argent étranger se déversant dans les camps de travaux forcés chinois ne fera qu’augmenter le prix à payer.


Les lapins en peluche du camp de travail forcé

Enseigne sur la porte de la société SARL de jouets Mickey à Pékin

Les lapins en peluche fabriqués par la société SARL de jouets Mickey, à Pékin, pour la marque Nestlé

Lieu : le camp de travail pour femmes de Xin'an à Pékin

Ces lapins sont des produits de la société (SARL) de jouets Mickey, à Pékin, mais ont été fabriqués dans le camp de travail forcé de Xin'an à Pékin également. En février 2001, près de 1.000 pratiquants de Falun Gong emprisonnés ont été forcés de fabriquer 100.000 lapins en peluche, sans aucun salaire, pour la société de jouets Mickey de Pékin, sous-traitée par Nestlé. Ces produits ont été exportés vers beaucoup de pays, notamment les États-Unis, le Canada, l'Australie, le Danemark, le Brésil, la Hongrie, le Japon, et le Sud-Est asiatique.

Des produits « fabriqués en Chine » peuvent être trouvés dans chaque pays du monde. Cependant, combien de personnes savent que plusieurs des cadeaux qu'elles achètent pour leurs enfants et leurs petits-enfants sont en réalité le produit d’un travail d’esclave ?


Esprit de corruption olympique

Lieu : camp de travail de Changle, ville de Weifang, dans la province de Shandong

Du 30 mars au 5 avril 2004, des pratiquants de Falun Gong détenus dans le camp de travail de Changle ont été forcés de planter des arbres et de creuser des fossés le long de la route, de Jinan à Qingdao, en vue des améliorations d'infrastructure en cours pour préparer la participation de Qingdao aux Jeux Olympiques de 2008.

Les pratiquants désignés pour ce travail étaient âgés de plus de 60 ans. Victimes de malnutrition sur une longue période, de conditions de vie misérables, et d’un travail pesant, beaucoup de pratiquants sont devenus très faibles. La police les harcelait constamment pour qu’ils travaillent plus rapidement, leur disant que leur dur labeur les aiderait à renoncer à leur croyance. Ils étaient tous exténués à cause du surcroît de travail. Bon nombre d'entre eux n'avaient jamais fait un tel travail physique durant toute leur vie.

L'esprit olympique incarne le courage et la noblesse, la flamme olympique représente « le feu sacré » que les dieux ont transmis aux humains. Le régime communiste de la RPC a corrompu cet esprit en torturant des pratiquants de Falun Gong et en leur imposant ce travail harassant pour les jeux olympiques.


Comment les vases sont fabriqués

Esquisses témoins de la fabrication du produit


Lieu : camp de travail forcé de Wangcun, province de Shandong

En juillet 2002, des pratiquants de Falun Gong détenus dans le camp de travaux forcés de Wangcun dans la province de Shandong ont été contraints à faire un travail de forçat en fabriquant divers produits en verre pour la société Zibo Jiaye. Il était question que ces produits soient exportés vers les États-Unis, la Corée du Sud, et d'autres pays encore.

Nous allons vous présenter le procédé de production impliqué dans ce travail d’esclave.

Le verre est d’abord teinté et coupé en petits carrés d’un centimètre de côté, puis ceux-ci sont collés sur le vase avec des interstices de 2 millimètres entre eux. Ensuite, les vases sont transférés à l'atelier de ciment où le ciment est déposé dans les interstices, laissant seulement 2 millimètres environ sur le bord supérieur et les rebords inférieurs. Puis, une couche de poudre sèche de ciment est saupoudrée et essuyée avec un tissu sec. Le ciment est soit blanc soit noir. Ensuite le vase est nettoyé avec de l'acide chlorhydrique, qui émet comme on le sait des vapeurs toxiques.

Pendant le procédé de fabrication, le vase reste posé à la verticale. Avec une main tenant la colle, et l'autre main tenant un morceau de verre, on doit travailler sans interruption pour coller le verre sur le vase. La colle contient de grandes quantités de benzène et d'autres produits chimiques nocifs. Certaines colles émettent des odeurs toxiques très fortes. Certaines personnes ont de violents maux de tête, des nausées ou les yeux virant au rouge… A long terme sous la grande pression de travail, leurs yeux se détériorent. Après que la colle ait séchée, le ciment est déposé. L'atelier de ciment est rempli de poussière et une grande quantité de ciment flotte dans l’air. La poussière de ciment est inhalée par les poumons, toutefois il n'existe aucune mesure sanitaire pour protéger les ouvriers.

Le coût de fabrication ne représente pas plus d'un yuan et le prix de vente est de plus de cinq dollars américains. L’étiquette affiche habituellement un prix entre 4,99 US$ et 5,99 US$. Certains produits plus grands et mieux finis coûteront jusqu’à 14,99 US$.

En 2003, les pratiquants ont dû travailler de 5 heures du matin jusqu'à 1heure du matin du lendemain. Ils commençaient à travailler sans avoir le temps de faire leur toilette ni de se brosser les dents et avaient seulement 15 à 20 minutes pour prendre leurs repas. Les repas consistaient en lamelles de radis marinées dans une sauce de soja et deux morceaux de pain cuits à la vapeur. En hiver, leurs mains étaient gelées au point de gonfler et de saigner.

La charge de travail augmentait sans cesse. S’il ne pouvait pas finir le travail, l’ouvrier devait faire des heures supplémentaires. Beaucoup de personnes sont devenues mentalement épuisées. Le camp de travail ne permettait à personne de faire un break même si quelqu’un se sentait souffrant ; même ceux qui étaient âgés de 60 ans n’avaient pas de régime de faveur. Leurs doigts étaient blessés par le travail. Après avoir travaillé sans arrêt répétant toujours les mêmes gestes pendant très longtemps, certaines personnes sont devenues si faibles qu'elles ont développé des problèmes de cœur. De nombreux pratiquants sont devenus malades, et ne pouvaient plus tenir le rythme de travail. La police a décidé que ceci affecterait trop les bénéfices de la société, alors elle a décidé de leur faire subir d’autres tortures. Certains d'entre eux ont été battus et les autres ont été forcés de rester éveillés tard dans la nuit.

En octobre 2003, M. Zhao Youqiang de Tai'an (détenu de novembre 2001 au 15 juillet 2004) était réveillé à 4 heures du matin pour travailler. Il a eu les symptômes d'une crise cardiaque en raison des dures conditions de travail. Alors qu’il était dans la souffrance, il était obligé de continuer de travailler. Il a été torturé de cette façon jusqu’à l’épuisement, entraînant sa mort en juillet 2004. Les pratiquants devaient payer tout ce qui se cassait pendant le travail obligatoire.

M. Yang Shaofan a dit que la colle que les ouvriers utilisaient était nocive. Ses propos ont été rapportés au policier Jing Jisheng. Devant tout le monde, ce policier a réprimandé violemment M. Yang et a dit : « la société Jiaye a employé ce genre de colle pendant plusieurs années. Vous répandez des rumeurs si vous dites que c'est nocif. Je ferai un rapport aux chefs et prolongerai votre peine. » Il a menacé d'autres pratiquants pour les effrayer et les faire taire. Tous les jours, ils forçaient les pratiquants à coller 5.000, 6.000 ou même 7.000 morceaux.


Les jouets de Shanghai

Lieu : le camp de travail forcé pour femmes de Shanghai, ville de Shanghai

Mme LI Ying

Mme LI Ying a été emprisonnée dans le camp de travail forcé pour femmes de Shanghai de décembre 2001 à octobre 2003 parce qu'elle pratiquait le Falun Gong. Fin novembre 2003, elle a été libérée du camp de travail et est partie en Australie avec l'aide de personnes vivant sur place. L’expérience ci-dessous retrace son histoire dans le camp de travail forcé.

Toutes ces images ont été téléchargées du site www.mydoll.it. Des poupées exactement comme celles ci-dessous ont été faites, en partie, dans la Division n°3 du camp de travail forcé pour femmes de Shanghai entre juin 2002 et mai 2003. Certaines ont été emballées et embarquées directement vers l’Italie, d'autres ont été envoyées ailleurs pour des améliorations supplémentaires ou des assemblages.

Des poupées ont été abandonnées sur le sol après qu’elles soient arrivées. D’autres étaient moisies par l’humidité de l’été. Les détenues les ont habillées afin que les acheteurs ne voient pas comment les poupées étaient dégoûtantes en-dessous.

Il y avait des dates limites pour l’exportation des produits. Des détenues du camp de travail, y compris des pratiquantes de Falun Gong étaient obligées de travailler au minimum de 7h à 21h. La plupart des détenues devaient travailler jusqu'à 23h.

Photo 1

Sur la photo 1, la poupée de gauche porte une combinaison. L’impression en papillon du pantalon est complètement faite à la main. D'abord, nous avons mis la doublure derrière les trois morceaux de tissu cousus ensemble, et avons repassé le tissu sur le bas d’un tissu jaune, puis nous avons utilisé un crayon pour dessiner les deux antennes du papillon et nous avons utilisé trois fils de différentes couleurs, cousant les trois morceaux de tissu au bas du tissu jaune répondant aux conditions demandées. Le point et la distance entre deux points n’excédait pas plus de 0,5 centimètre, les points devant être symétriques et de même longueur. L'antenne du papillon a été brodée avec un morceau de fil couleur café. L'extrémité inférieure de la jambe gauche du pantalon a été réalisée de la même façon. La courbe devait être harmonieuse. Nous avons également brodé une ligne autour du col de la combinaison avec des points espacés de 0,5 centimètre. La poupée du côté droit a son col brodé de la même manière.

Le pantalon et l’impression en fleur sur la jambe droite du pantalon de l'ours en peluche assis sur la chaise (photo 2) ont aussi été faits partiellement dans le camp de travail.

Photo 2

Photo 3

Le tournesol sur la robe de la poupée en second plan sur la photo 3 a été entièrement brodé. Une ligne a été cousue du tablier au col. Ils exigeaient des points réguliers espacés de 0,5 centimètre. Le rajout des fils devait être invisible. La fleur sur la tête a été également faite dans le camp de travail.

Le processus d’assemblage et d’emballage était le suivant : nous mettions le pantalon sur la poupée. Nous positionnions le pantalon afin que les jambes soient recouvertes; nous mettions des chaussures avec les chaussettes blanches aux poupées, nous pliions les chaussettes deux fois vers le bas et mettions la robe sur la poupée, apposions la fleur sur la tête de la poupée en l’enroulant deux fois autour de la tête. Nous coupions les extrémités de fil et peignions les cheveux. Nous mettions le chapeau sur la tête de la poupée que nous mettions dans un sac blanc en tissu. Nous placions le déshydratant sous les fesses de la poupée en l’enveloppant dans un sachet en plastique transparent. Nous pliions la boîte de papier et y mettions la poupée entièrement emballée. Chaque personne devait emballer 120 poupées par jour.

Photo 4

L’élastique utilisé pour fixer la fleur sur la tête de la poupée était très serré et nous devions faire deux tours. Après un jour de travail, nos pouces et nos index étaient rouges et gonflés. Malgré cela, nous étions obligés de continuer notre travail le jour suivant, jusqu'à ce que la peau de nos doigts se fendent et saignent.

Sur la photo 4, toutes les impressions de fleur sur les robes de poupée ont été brodées au camp de travail. Une ligne a été brodée sans interruption sur le col et le fond du tablier, avec des points espacés de 0,5 centimètre. Le processus et le nombre d’emballage est le même que celui décrit ci-dessus pour la photo 3.

Sur les photos 5 et 6, les papillons et leur sillage (les traînées laissées par les papillons lors de leur envol) sur les vêtements des poupées ont été faits au camp de travail. Ils ont exigé que la ligne sur laquelle les papillons étaient agrafés soit invisible et les sillages des papillons devaient être égaux et lisses, sans angle ou ligne rigide.

Photo 5

Photo 6

Les photos publiées sur ce site d’exposition montrent seulement une petite partie des produits que nous avons été obligés de faire au camp de travail. Des pratiquants de Falun Gong ont été également affectés au travail de l’emballage, de l'habillement, des balluchons, et d'autres accessoires qui accompagnaient les poupées.


Pour signer la pétition en ligne dénonçant ces actes :

http://falunhr.org/te/index.php?signature=1&lang=fr


Pour plus d’informations

Qu’est-ce que le Falun Gong?
Pourquoi la persécution en Chine?
Situation actuelle de la persécution en Chine (en anglais)

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